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Projets refusés et disparus

Deux projets ont été proposés et conçus pour l’université François-Rabelais de Tours mais n’ont jamais vu le jour :

La mosaïque de Léon Gischia

Léon Gischia (1903-1991), artiste proche de Fernand Léger et réalisateur de décors pour le Théâtre national populaire de Jean Vilar, connaissait bien l’architecte Edouard Albert, qui a conçu le premier projet de bâtiment pour la faculté de lettres et sciences humaines de Tours car ils avaient travaillé ensemble pour la faculté des sciences de Jussieu à Paris.

Dans le cadre de ce premier projet de construction élaboré à partir de 1962, Edouard Albert lui propose de réaliser un ornement pour le soubassement du bâtiment principal du site Tanneurs, côté rue des Tanneurs.L’artiste imagine une mosaïque composée de plaques de lave émaillées, recouverte de motifs ornementaux abstraits, tout le long de la façade.

La tapisserie de Jean Edelmann

Un deuxième projet de 1% est confié à Jean Edelmann (1916-2008), peintre français qui s’est ensuite tourné vers la réalisation de tapisseries et de vitraux. 

Il s’agit de réaliser, en collaboration avec Lucien Brahem, une tapisserie composée de formes cubistes destinée à orner la salle des actes de la faculté des Tanneurs au deuxième étage du bâtiment central.

 

Le mystère des menhirs de l’IUT de Tours-Nord

Au moment de sa construction, le bâtiment de biologie appliquée de l’IUT site Jean-Luthier a bénéficié d’un projet de 1% artistique conformément à la loi. L’œuvre a bien été réalisée mais le résultat n’ayant pas satisfait son créateur, celui-ci a refusé de signer son œuvre, qui est devenue anonyme.

Les étudiants du Master Pro « Patrimoine culturel immatériel » du CESR ont enquêté sur l’histoire de ce mystérieux monument …

 

La mosaïque disparue de François Clarens

 
François Clarens, mosaïste tourangeau, avait conçu et réalisé en 1966, une mosaïque abstraite pour le fronton du bâtiment E de la faculté des Sciences et Techniques sur le site Grandmont.
Dégradée par le temps, faute de subventions destinées à sa restauration, l’oeuvre devenue dangereuse a été recouverte lors de la réalisation du bâtiment voisin.
 

Ces deux projets furent présentés devant la commission nationale du 1% culturel en 1971, après la disparition d’Edouard Albert. La commission les refusa au nom de l’absence d’intégration des oeuvres au cadre urbain environnant la faculté. En effet, les conceptions de la commission avaient évolué depuis les années 60 : le 1% culturel n’avait plus vocation à décorer l’architecture, mais plutôt à créer un dialogue entre l’espace urbain environnant et le projet architectural.

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