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enseignement expérimental

Origines de l’enseignement expérimental

On n’imagine pas actuellement enseigner les sciences sans expérimentation, mais dans les collèges de l’ancien régime la physique fait encore partie de la philosophie et l’on étudie de façon dogmatique les textes des anciens comme Aristote. La méthode expérimentale ne devient vraiment une démarche scientifique qu’avec Galilée, pour qui le recours à l’expérience s’accompagne de la mesure et de la mathématisation. Au XVIIe siècle on fabrique des appareils de mesure verniers, thermomètres, baromètres, et la science expérimentale se développe en Hollande et en Angleterre.

C’est l’Abbé Nollet qui en est le précurseur en France avec l’ouverture en 1735 à Paris d’un cours de physique expérimentale. Il s’appuie uniquement sur des faits constatés et soutient que les principes abstraits sont mieux assimilés quand ils sont illustrés par des expériences. Il devient fabricant d’instruments et édite en français en 1743 une collection de six volumes célèbre dans toute l’Europe : Leçons de Physique expérimentale. Au collège de Navarre en 1753 il officie dans un amphithéâtre de 600 places. D’abord divertissement à la mode, la physique expérimentale atteint rapidement les universités qui constituent des cabinets de physique. 

La Révolution crée des écoles comme le Conservatoire des Arts et Métiers et l’École

Polytechnique où l’enseignement scientifique correspond aux besoins économiques, militaires et industriels de la nation. La création des Écoles centrales en 1795

s’accompagne de la constitution d’un cabinet d’instruments.

Au XIXe siècle, le recours à l’expérience dans les cours des lycées, des écoles

d’ingénieurs et des universités est généralisé même si l’exploitation mathématique prend de plus en plus d’importance. C’est une période où les fabricants français justifient d’une grande renommée, ainsi que les éditeurs comme Ganot. Ceci explique la diffusion des instruments et des livres français dans le monde entier.

Les instruments de la collection datent principalement du XIXe siècle.